« J’aimais mieux quand c’était toi » – Véronique Olmi – janvier 2015

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Avant de lire cet ouvrage, je n’avais jamais entendu le nom de cette romancière. J’ai pris ce livre à la médiathèque en même temps que « Le voyage au bout de la nuit » ; je l’ai choisi car il était très court, et que je voulais prendre mon souffle avant de lire le fameux bouquin de Céline qui, d’après le bibliothécaire, va me « décoiffer » !

 

Je me suis donc renseignée sur cette femme inconnue : c’est manifestement une femme de lettres assez connue et reconnue, pardon donc si je froisse certains adeptes. Femme de théâtre (comédienne, scénariste, metteur en scène…) et romancière (plus d’une dizaine de romans publiés), Véronique Olmi est également la petite fille d’un ancien Ministre de l’Agriculture. Cette information est strictement inutile mais elle vous remet un peu de plomb dans la tête sur la composition des anciens gouvernements…

 

Bref. Mon avis sur les premières cent pages du livre – qui en fait 130 – est le suivant :

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Je n’ai rien compris.

Mais rien.

 

Je comprenais qu’il s’agissait d’une comédienne mal dans sa peau, en état de choc, qui passait sa nuit dans une gare (Je ne vous trahis jamais, tout cela est présent dès la première page). Mais après j’ai eu le sentiment de lire des tergiversations et des dialogues internes à son cerveau incompréhensibles. Cela m’a donné l’illusion de l’auteur qui se regarde écrire, si vous voyez ce que je veux dire. Ce n’était peut-être pas le cas de Véronique Olmi en réalité mais c’est pourtant le ressenti que j’en ai. Je voyais des phrases incompréhensibles à la ponctuation complétement démente, du style : « Dire que j’ai. Su tout cela. ». Bon, moi, je ne suis pas une femme de lettres, il y a sûrement des subtilités de genre et style qui m’échappent, mais je suis une bonne lectrice et ça, je n’avais jamais vu. Un auteur qui se regarde écrire donc, et qui apprécie ses tournures délirantes à la hauteur de son personnage démuni.

 

Sauf que du coup, le personnage ne m’a pas intéressé avant les toutes dernières pages, où enfin il se passe une vraie narration. Enfin une histoire commence ! Mais dommage, elle se termine quasiment instantanément… Les trois-quarts du roman n’apportent rien, et ne parviennent même pas à ancrer le personnage dans sa détresse, qui est trop surjouée. Des histoires d’amour qui plongent les héros dans un chagrin effroyable, nous en connaissons tous des tas. Et ce qui fait la différence entre elles, c’est en partie le lien qui nous unit au personnage principal. Sauf qu’ici, celui-ci est flou et… ennuyeux.

 

Néanmoins, les trente dernières pages sont bonnes et montent d’un coup en intelligibilité et intensité. Enfin on comprend pourquoi tant de confusion avant (on comprend mais cela ne justifie pas !) et qui est cette femme irréelle et fêlée ! Tout n’est pas à jeter donc, mais très franchement, si vous avez autre chose à lire, faîtes-le !

 

Jo la Frite

 

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