True Detective Saison 2

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(Interlude : Si vous êtes novice et que vous n’avez jamais entendu parler de True Detective, aucun problème. Les deux saisons n’ont rien à voir, elles n’ont même pas les mêmes personnages, donc vous pouvez commencer par l’une ou par l’autre.)

 

Cette saison était très attendue par de nombreux téléspectateurs, tant le succès de la première saison fut grand ! Il faut dire qu’elle envoyait du lourd : Matthew McConaughey en producteur et premier rôle, plans et réalisations de haut niveau, intrigue un peu spéciale mais qui tenait la route, etc. On attendait donc de la saison 2 un produit de grande qualité.

 

Le résultat est un peu décevant même si correct. Certaines critiques assassinent cette saison mais je trouve cela un peu vache, même si oui, d’accord, ce n’est pas la série de l’année…

 

Tout d’abord, il y a dans la saison 2 un « truc » que je n’avais jamais vu dans aucune autre série : un générique de dingue, interprété par Léonard Cohen et ses chœurs, et qui en plus change subtilement à chaque épisode. Dès les premières secondes du tout premier épisode de cette saison, j’ai été prise dans l’ambiance un peu glauque de la série. A ce niveau-là, franchement, c’est une réussite non négligeable, qui contribue au plaisir de suivre les épisodes.

 

Qui plus est, le casting est excellent. Colin Farrell, Vince Vaughn, Kelly Reilly… Tous assurent vraiment dans leur rôle. Colin Farrell est à son apogée – à mon sens – de son jeu et de sa belle gueule. Il incarne parfaitement son rôle de flic corrompu, seul et perdu. Vince Vaughn dégage énormément de charisme, et les trois autres rôles principaux sont également parfaits dans leur genre.

 

Enfin, la réalisation est assez esthétique. Beaucoup de raccords dans le son ou l’action. Ambiance un peu pourrie bien retransmise, lumière toujours un peu tamisée. Là aussi, tout est bien pensé.

 

Seulement voilà, de supers acteurs, une belle réalisation et un beau générique ne suffisent hélas pas forcément. Il faut malgré tout que l’intrigue soit compréhensible assez aisément (surtout en huit épisodes), voire captivante pour tenir fidèles les téléspectateurs. Et c’est sûrement là que le bât blesse.  J’ai passé huit épisodes à demander à Tom la Patate de mettre pause pour qu’il m’explique ce qui se passait dans l’intrigue car j’avais du mal à comprendre. J’ai souvent pensé être débile ou manquer vraiment de concentration. En réalité, on comprend grosso modo le cœur de l’intrigue, mais celle-ci reste floue et finalement peu travaillée, au profit des déboires personnels des personnages. Or, il me semble que sur un temps aussi court (8 épisodes et non 15), on ne se permet pas ce genre de raccourcis, on travaille l’histoire et les personnages dans leur réaction à l’action, et non sur le poids de leur passé.

 

J’ajouterai en plus que certains clichés apparaissent en fin de scénario, ce qui gâche vraiment la chose. Histoire d’amour à la petite semaine et sentimentalisme se réveillent à la fin, abîmant ainsi franchement ce qui aurait pu – et du – être un beau final.

 

En conclusion, je dirai que c’est une saison pas déplaisante à regarder, plutôt esthétique et bien jouée, mais qui ne restera pas dans les annales. Huit épisodes distrayants, dont on peut néanmoins se passer. Un avis qui se résumerait en « Why not ? ».

 

 

Jo la Frite

 

 

 

 

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