« Eugénie, les larmes aux yeux » de Nicole Descours

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Je suis bien embêtée car je vais livrer ici une critique hélas très dure, sur l’ouvrage d’une femme qui nous présente ici son quatorzième roman à 95 ans, ce qui, sur le papier, suscite mon admiration.

 

Nicole Descours, que je viens donc de découvrir avec Eugénie, les larmes aux yeux, est une passionnée d’histoire de France et une férue d’écriture; c’est donc pour cela qu’elle a écrit essentiellement des romans historiques. Une recherche approfondie sur son oeuvre m’a permis d’apprendre qu’elle a reçu le prix de l’Académie Française en 1990 pour les Quatre saisons de Colin. Cela peut paraître un peu snob mais je m’attendais du coup à être séduite par Eugénie, les larmes aux yeux, et ceci d’autant plus que j’ai suivi dans mes jeunes années une classe préparatoire avec spécialité “Histoire du XIXème siècle”. Je partais donc avec plaisir dans la lecture d’un ouvrage qui allait me replonger dans une époque fascinante de l’Histoire de France.

 

Malheureusement, et bien que cela ne m’arrive quasiment jamais, je n’ai pas pu finir ce roman historique. Je ne remets pas en cause la véracité des faits historiques que retrace l’écrivain, ni même sa compétence sur le sujet, mais simplement le style d’écriture très désordonné et désagréable à lire, auquel j’ajouterai un travail vraiment peu sérieux de l’éditeur qui laisse passer des fautes d’orthographe, de syntaxe, des oublis de mots, et des fautes de français peu pardonnables dans un ouvrage historique (comme “pallier à…” et autres énormités qu’un bon relecteur ne peut pas s’autoriser).

 

L’histoire du XIXème siècle m’est familière mais bien évidemment, je ne la maitrise absolument pas. Il est donc important dans un roman comme celui-ci de bien installer les personnages et de les resituer les uns aux autres, sans pour autant présenter quinze personnages dans le même chapitre, ni multiplier les bonds dans le temps. Or, très rapidement, dès le troisième chapitre, le roman s’emballe, passant d’un personnage à l’autre en quelques lignes, et en entrecoupant les phases de récit purement historique avec des données sur la vie sociale et culturelle de l’époque, mais sans lien apparent. Ce qui donne des passages entiers très confus où l’on parle d’une bataille sur dix lignes, entrecoupés brièvement par des explications sur les salons mondains de l’époque, avant de repartir sur une autre bataille historique. Bref, en peu de temps, on se sent perdu et surtout épuisé de cette lecture, à laquelle comme je l’ai signalé précédemment, s’ajoute des fautes et des oublis de mots qui rendent la découverte du livre (encore plus) ennuyeuse.

 

Pour terminer, ce court ouvrage se veut être sur Eugénie, femme remarquable qui a bien souffert (infidélités de son mari, perte de son enfant,…), mais Eugénie n’apparaît dans le fond qu’après le premier tiers du roman, qui finalement est davantage sur l’empereur Napoléon III que sur sa femme. A la décharge de l’auteur néanmoins, Napoléon III est bien décrit dans sa verve, son courage et sa séduction.

 

Un ouvrage sur lequel je suis passée complètement à côté malheureusement, et avec regret, sur une grande femme espagnole à l’importance non négligeable dans notre histoire. J’aurais aimé pourtant découvrir un roman historique passionnant, sincèrement.

Jo la Frite

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