L’appel de la forêt, de Jack London

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Depuis ma découverte de Jack London il y a bientôt deux ans, j’ai consacré beaucoup de temps de lecture à son oeuvre. Je ne m’étais pas jusqu’à présent penché sur ce roman, qui est pourtant l’un des plus célèbres de l’auteur, celui qui lui apporta la gloire et fit de lui l’écrivain le plus lu de son époque.

 

C‘est que, avouons le, il faisait naître chez moi quelques préjugés. Roman pour les enfants, roman animalier sur une bête courageuse et noble face aux méchants hommes… Je n’avais rien lu de ce livre et pourtant je pensais déjà tout savoir de lui, et ce que j’en savais était très éloigné de mes goûts et envies. Ah les préjugés!

 

L’appel de la forêt conte l’histoire de Buck, le gros chien d’un juge qui vit confortablement dans le domaine de son maître et y règne sans partage. Il est choyé et cajolé, mange à sa faim, dort au chaud… Un jour, Buck est volé par le jardinier du domaine puis vendu pour devenir chien de traineau dans le grand nord. Débute alors une aventure où le chien va découvrir la férocité du monde. Cette confrontation va le ramener petit à petit à sa condition animale ancestrale.

 

Ce qui m’a le plus étonné dans ce récit, c’est la violence qui s’en dégage. Elle est partout, chez les hommes, chez les autres chiens, dans la nature terrible qui les entoure et même chez Buck lui même, qui se révèle très éloigné de la pauvre victime martyrisée. Bien sûr, il y a des passages plein de camaraderie et d’empathie entre l’homme et la bête, et de communion entre la bête et la nature, mais la majorité du récit est un récit de combat, de lutte, pour la survie et/ou la domination. Bref, on est très loin de  l’image d’épinal du livre pour enfants que j’avais imaginée.

Pour être encore plus franc, je me demande comment on peut faire lire à un enfant un récit aussi violent, car – comme souvent chez London – l’école de la vie y est particulièrement cruelle et seuls les forts s’en sortent, au prix de beaucoup de souffrances.

 

Reste que London est un maître dans la tenue d’une histoire et l’on ne décroche pas une seconde des aventures mouvementées du chien Buck. Le Grand Nord est encore une fois décrit merveilleusement par l’auteur, qui fait de la nature un personnage à part entière aussi effrayant que fascinant. Seul petit bémol (que j’ai tendance à souvent pointer quand les livres sont courts) :  je suis un peu resté sur ma fin, ayant envie de poursuivre l’aventure avec ce chien retournant à ses origines sauvages et qui se termine un peu trop vite à mon goût.

 

Tom la Patate

 

Ps: pour les aficionados du livre, je recommande le podcast d’une des dernières éditions de ‘’Ca peut pas faire de mal’’ émission de France Inter où Guillaume Gallienne fait une lecture de quelques extraits saisissants du livre.

 

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Une réponse à “L’appel de la forêt, de Jack London”

  1. 31 mars 2017 à 12 h 28 min #

    les romans de Jack LONDON m’ont passionné quand j’étais gamin…
    Puis j’ai découvert ses options politiques…

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Une semaine de suspens...

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