« Parler ne fait pas cuire le riz » de Cécile Krug. Sortie le 5 avril!

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J’avais lu il y a quelques années le premier livre de Cécile Krug Demain matin si tout va bien, que j’avais beaucoup aimé. C’est donc sans hésitation que j’ai voulu me procurer avant sa parution officielle le petit dernier qui a mis vingt ans à éclore : Parler ne fait pas cuire le riz (parution le 5 avril).

 

Comme je l’ai dit dans un billet précédent, je suis, a priori, un peu fatiguée de la « chick-litt » (littéralement « littérature de poulette ») qui est en gros incarnée par la célèbre Bridget Jones. J’avais donc un peu les pétoches – à tort – en ouvrant Parler ne fait pas cuire le riz, qui reprend assurément les éléments principaux du genre.

 

En gros, dans tout bon roman de nanas qui se respecte, il faut retrouver les ingrédients suivants :

-       une héroïne mignonne mais pas dingue, avec quelques kilos en trop

-       des ex qui sont tous pour la plupart des salopards (question sous-jacente : pourquoi l’héroïne les choisit-elle ?)

-       un père formidable (les héroïnes de chick-litt sont toujours en plein Oedipe, ce qui explique en partie leur célibat persistant)

-       une mère un peu vache, un peu égoïste

-       et des bonnes copines présentes, peu importe les galères.

Ici donc, on respecte bien les règles, et l’on se plonge dans la vie de Jeanne, quadra un peu trop bourgeoise parisienne, qui déchante suite à une rupture et part se changer les idées dans la campagne basque lors d’une semaine de jeûne. Ca, c’est l’histoire en très gros, pour ne rien déflorer de la lecture.

 

Ce n’est pas factuellement l’histoire de Jeanne qui fait la force du livre, car si vous en avez lu d’autres du même genre, vous vous doutez que la fin est forcément heureuse (et bien heureusement d’ailleurs car lire l’histoire d’une quadra célibataire qui se suicide, c’est franchement flippant). Non, ici, ce qui séduit, ce sont les deux aspects suivants :

-       d’une part, l’humour de l’écrivain, et donc de Jeanne… très différent de celui de Bridget qui est davantage sur l’alcool et la débauche avec ses potes.

-       d’autre part, et c’est surtout cela qui est la force du livre, c’est le cheminement que suit notre héroïne pour revoir ses choix sous un autre angle et faire en gros son analyse / coaching de vie sous nos yeux. Comment elle passe dans sa tête du statut de victime à celui de celle qui choisit sa vie, comment elle pardonne le passé sur lequel on ne peut rien, comment elle décide que rien n’est perdu et que tout, ou presque tout, dans le fond, n’est qu’une question d’état d’esprit.

 

En fait, Parler ne fait pas cuire le riz n’a pas osé se positionner comme un roman de vie, de coaching, par humilité ou timidité que sais-je, et a choisi un positionnement fun de nana alors que dans le fond, toute l’histoire n’est qu’un prétexte pour suivre une révolution mentale et psychologique que certains d’entre nous vivrons… ou pas ! Si vous en avez vécu une, vous relirez avec plaisir ces passages de vie que vous avez connus. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, et bien il est temps de le découvrir !

 

Du coup, message à l’auteur si jamais elle me lit : le 1er livre était avant tout humoristique, le deuxième est à cheval entre humour et positionnement de vie. J’attends donc le 3ème qui s’affirme clairement comme roman d’apprentissage pour aller au bout du chemin auquel nous invite Jeanne !

 

Jo la Frite

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