« Looping », d’Alexia Stresi

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J’imagine que comme moi, vous ne connaissez pas cette auteure, et pour cause, car Looping est son premier roman. En me renseignant sur cette femme, j’ai appris qu’elle était avant tout comédienne et accessoirement la compagne de François Berléand depuis de longues années. A titre anecdotique, j’ai apprécié que sur le livre il ne soit pas fait état de sa vie “conjugale”, qui pourtant aurait peut-être boosté les ventes… Il semble que cette femme soit assez discrète et tente sa chance dans la littérature en essayant par elle-même, ce qui d’emblée me plaît.

 

Bref, un jour, ma plus grande soeur me donne ce livre lors d’un déjeuner, en me disant “lis-le, j’ai beaucoup aimé”. J’ai en général une très grande confiance en les goûts de ma soeur, alors j’ai retardé les autres livres de ma PAL, et ce d’autant plus que j’ai toujours un grand faible pour les premiers romans (c’est toujours ces livres-là que j’achète sans rien connaître, ce que Tom la Patate ne ferait jamais).

 

Looping, assez court roman (250 pages environ) retrace la vie d’une femme, Noélie, incroyable et attachante par sa force de caractère, son entêtement et sa joie de vivre. Mais attention, pas n’importe quelle vie! Celle d’une femme née au début du siècle dernier dans le Nord de l’Italie qui devient fasciste. Une vie fascinante tant par ses rencontres que par les choix de l’héroïne, à la fois évidents et tordus.

 

C’est un livre en deux parties – du moins de ma perception de lectrice:

  • La première partie raconte ou retrace les évènements structurants du personnage de Noélie, ceux qui “ont fait date”, pour reprendre l’expression du livre. Ainsi, de sa naissance atypique au début de sa vie de “femme” au sens conventionnel (mariage et enfant), l’on apprend à connaître Noélie, à comprendre d’où vient cette désinvolture et cet orgueil si sympathiques. C’était pour moi le meilleur du roman. Le style n’est pas empoulé, mais simple et fluide, avec des phrases et des mini jeux de mots et de vocabulaire qui rendent le lecteur souriant et séduit. On grandit avec le personnage, et on a du mal à éteindre la lumière pour aller se coucher.

  • La seconde partie vire plus en histoire familiale: on suit Noélie au travers de ses enfants et petits enfants, mais aussi au travers de sa carrière qui revêt un chemin très… “particulier”, prestigieux sans pour autant en jouer. De mon point de vue, cette partie était moins prenante, bien que je sois assez fana des sagas familiales en général. Pourquoi? Parce que je m’étais dès le début trop attachée au personnage principal, du coup la vie des autres ne m’intéressait plus. Je voulais encore lire du Noélie: ses pensées, ses humeurs, ses apprentissages. Je n’avais pas envie d’ouvrir le cercle autour d’elle. Peut-être que le passage de l’une à l’autre de ces parties était trop rapide? L’auteure saute quand même 20 ans de vie!

Mais indépendamment de ce constat qui m’est personnel, j’ai trouvé ce roman très, très réussi, et très prenant. On dirait presque qu’il a été écrit en une heure, sur un coin de table, tellement il sonne juste, comme une histoire que pourrait nous raconter un proche. Probablement en raison de la qualité du style et de l’humilité de celui-ci.

Un excellent cru donc, qui peut-être aura un prix? To be continued!

Jo la Frite

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