Les machos expliqués à mon frère – de Clémentine Autain

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C’est un concours de circonstances étranges qui m’ont amenée à lire ce livre. Je venais de terminer un essai féministe de Virginie Despentes (King Kong Théorie), au même moment de l’éclatement des #balancetonporc et autres… Partie dans ma lancée, je voulais confronter les idées et convictions de Despentes à d’autres points de vue. Me voilà donc en route pour la bibliothèque, où je tombe nez-à-nez avec ce petit essai d’une centaine de pages, écrit par une nana que je ne connaissais pas (oui, je sais, Clémentine Autain est connue pour sa carrière politique, mais j’ai de très grosses lacunes en vie politique française).

Petite conversation entre un jeune homme et une femme, les machos expliqués à mon frère se lit en une petite heure, sans degré de concentration intense. S’attachant à donner son point de vue sur des questions simples et rabachées (pourquoi met-on du bleu pour les garçons? Avoir un string apparent, est-ce du féminisme? C’est quoi un macho? Pourquoi les femmes gagnent moins que les hommes? etc.), Clémentine Autain explique avec fluidité et simplicité ses convictions et points de vue sur le féminisme qu’elle défend, le tout avec quelques références à la clef et peu d’approximations.

En soi, cela se lit très bien mais pourtant, je l’ai lu il y a un mois et il ne m’en reste RIEN. Pas une seule idée. Et pire encore, je ne sais même plus quel type de féminisme elle défend, alors qu’elle l’explique à la fin. Le ton tellement léger dessert peut-être un poil le propos qui dans le fond est “grave”.

Bon, force est de reconnaître que tout le monde n’est pas Elisabeth Badinter quand il s’agit d’argumenter et de plaider la cause des femmes, on ne peut donc pas lui en vouloir. Il m’a semblé parfois que ses propos étaient teintés de lutte politique (indépendante du débat hommes / femmes) ce que j’ai compris par la suite en découvrant la vie de l’auteure. De mon point de vue, on ne peut pas en cent pages défendre la cause des femmes et lutter contre le libéralisme, sinon on noie un peu le lecteur dans une foule d’arguments pas tous corrélés les uns aux autres.

Si vous êtes déjà aguerri-e-s à ce genre de littérature, vous n’apprendrez rien. En revanche, pour mettre un pied dans le féminisme, il s’agit d’une bonne entrée en matière pour déclencher une prise de conscience. Un bon livre pour lycéens?

 

 

Jo la Frite

 

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