Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, de Lise Bourbeau

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Je me demande encore comme je me suis retrouvée à lire ce … truc de développement personnel, complètement naze bien qu’à la première page l’auteure remercie Freud d’exister, ce qui m’a plu. En pleine quête existentielle, qui suis-je, où vais-je, dans quel étagère, je me suis retrouvée à acheter cette daube sur ma Kindle. 216 pages (donc rien) que j’ai peiné à finir.

Mais qui est Lise bourbeau, cette femme qui m’a l’air un peu jetée, qui tutoie son lecteur tout du long (ça m’a insupportée), qui te dit que tes blessures t’empêchent d’être toi-même? Et bien je ne sais pas! Je sais juste qu’elle a fondé une école de développement perso qui fait des ravages, portant le nom de “Ecoute ton corps”.

 

En gros, Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même explique qu’entre la naissance et 6 ans (plus ou moins) se jouent des phases de rapport douloureux avec chacun de nos parents qui laissent des traces (presque) indélébiles, des blessures. Bon ça, ok, on s’en doute.

Ces principales blessures sont au nombre de 5, je vais vous faire un beau copié-collé ci-dessous. Pour ne pas nous rendre compte que nous souffrons de ces blessures, et pour ne pas souffrir à nouveau, nous nous mettons des masques sans même nous en rendre compte. Utiliser ces masques nous feraient encore plus souffrir que de ne pas les utiliser car à chaque fois que nous mettons notre masque, nous revivons ce que nous craignons le plus de revivre, ou alors nous faisons vivre ces mêmes blessures aux autres. L’auteure ajoute par-dessus le marché que nous choisissons de naître dans des familles qui ont vécu ces blessures parce que nous aussi nous avons à les revivre pour définitivement en guérir. Schématiquement, si vous éprouvez la blessure du rejet, et bien selon l’auteur c’est Dieu au fond de vous qui l’a voulu pour vous pour que vous puissiez faire le chemin que vous avez à faire. Vous devez donc apprendre à vous libérer de vos masques (car vous avez forcément plusieurs blessures donc vous cumulez plusieurs masques).

 

Voici les 5 blessures avec leur masque et leur caractéristique (N’oubliez jamais que vous avez plusieurs masques mais sûrement voire deux très proéminents:

1) LA BLESSURE DE REJET

 

Éveil de la blessure : De la conception à un an. Ne pas sentir le droit d’exister. Avec le parent du même sexe.

Masque : Fuyant

Corps : Contracté, étroit, mince ou fragmenté.

Yeux : Petits, avec de la peur ou impression de masque autour des yeux.

Caractère : Détaché du matériel. Perfectionniste. Intellectuel. Passe par des phases de grand amour à des phases de haine profonde. Ne croit pas à son droit d’exister. Difficultés sexuelles. Se croit nul, sans valeur. Recherche la solitude. Capacité de se rendre invisible. Trouve tous les moyens pour fuir.  Part en astral facilement. Se croit incompris. Difficulté à laisser vivre son enfant intérieur.

Plus grande peur : la panique.

Alimentation : appétit coupé par les émotions ou la peur, Petites portions. Pour fuir : sucre, alcool ou drogue. Prédisposition à l’anorexie.

Maladies possibles : peau / diarrhée / arythmie / cancer / problèmes respiratoires allergies / vomissement / évanouissement / coma / hypoglycémie / diabète /dépression / suicidaire / psychose.

2) LA BLESSURE D’ABANDON

 

Éveil de la blessure : Entre un et trois ans avec le parent du sexe opposé. Manque de nourriture affective ou du genre de nourriture désiré.

Masque: Dépendant

Corps : Long, mince, manque de tonus, affaissement, jambes faibles, dos courbé, bras semblent trop longs et pendent le long du corps, parties du corps tombantes ou flasques.

Yeux : Grands, tristes. Regard qui tire.

Vocabulaire : “absent”,  » seul”,  » je ne supporte pas”,  » je me fais bouffer”,  » on ne me lâche pas « .

Caractère : Victime. Fusionnel Besoin de présence, attention, support et surtout de soutien. Difficulté à faire ou à décider quelque chose seul. Demande conseils et ne les suit pas nécessairement. Voix d’enfant. Difficulté à se faire dire non (à accepter un refus). Tristesse. Pleure facilement. Attire la pitié. Un jour joyeux, un jour triste. S’accroche physiquement aux autres. Psychique. Vedette. Recherche l’indépendance. Aime le sexe.

Plus grande peur : la solitude.

Alimentation : Bon appétit. Boulimique. Aime aliments mous. Mange lentement.

Maladies possibles : Dos, asthme, bronchites, migraines, hypoglycémie, agoraphobie, diabète, glandes surrénales, myopie, hystérie, dépression, maladies rares qui attirent davantage l’attention, maladies incurables

3) LA BLESSURE D’HUMILIATION

 

Éveil de la blessure : Entre un et trois ans avec le parent qui s’est occupé de son développement physique. C’est en général la mère. Manque de liberté. Se sentir humilié par le contrôle de ce parent.

Masque : Masochiste

Corps : gros, rondelet, taille courte, cou gros et bombé, tensions au cou, à la gorge, aux mâchoires et au pelvis. Visage rond, ouvert.

Yeux : Grands, ronds, ouverts et innocents d’un enfant.

Vocabulaire :  » être digne », » être indigne », » petit », » gros « .

Caractère : Fréquemment honte de lui-même et des autres ou peur de faire honte. N’aime pas aller vite. Connaît ses besoins mais ne les écoute pas. En prend beaucoup sur son dos. Contrôlant pour éviter la honte. Se croit malpropre, sans cœur, cochon ou moindre que les autres. Fusionnel. S’arrange pour ne pas être libre car  » être libre  » signifie  » illimité « . S’il est sans limites, il a peur de déborder. Joue à la mère. Hypersensible. Se punit en croyant punir l’autre. Veut être digne. Vit du dégoût. Honte au niveau sexuel mais sensuel et n’écoute pas ses besoins sexuels. Compense et se récompense par la nourriture.

Plus grande peur : la liberté.

Alimentation : aime aliments riches en gras, chocolat. Boulimique ou plusieurs petites portions. Honte de s’acheter ou manger des  » gâteries « .

Maladies possibles : Dos, épaules, gorge, angines, laryngite, problèmes respiratoires, jambes, pieds, varices, entorses, fractures, foie, glande thyroïde, démangeaisons de la peau, hypoglycémie, diabète, cœur

4) LA BLESSURE DE TRAHISON

 

Éveil de la blessure: Entre deux et quatre ans avec le parent du sexe opposé. Bris de confiance ou attentes non répondues dans la connexion amour/sexuel. Manipulation.

Masque: Contrôlant

Corps : Exhibe force et pouvoir. Chez l’homme, épaules plus larges que les hanches. Chez la femme, les hanches plus larges et fortes que les épaules. Poitrine bombée. Ventre bombé.

Yeux : Regard intense et séducteur. Yeux qui voient tout rapidement.

Vocabulaire :  » dissocié »,  » as-tu compris ? »,  » Je suis capable »,  » laisse-moi faire seul »,  » Je le savais »,  » Fais-moi confiance »,  » Je ne lui fais pas confiance ».

Caractère : Se croit très responsable et fort. Cherche à être spécial et important. Ne tient pas ses engagements et ses promesses ou se force pour les tenir. Ment facilement. Manipulateur. Séducteur. A beaucoup d’attentes. D’humeur inégale. Convaincu d’avoir raison et essaie de convaincre l’autre. Impatient. Intolérant. Comprend et agit rapidement. Performant pour être remarqué. Comédien. Se confie difficilement. Ne montre pas sa vulnérabilité. Sceptique. Peur du désengagement.

Plus grande peur : la dissociation ; la séparation ; le reniement.

Alimentation : Bon appétit. Mange rapidement. Ajoute sel et épices. Peut se contrôler lorsqu’il est occupé mais perd le contrôle par la suite.

Maladies possibles : Maladies de contrôle et de perte de contrôle, agoraphobie, spasmophilie, système digestif, maladies finissant en  » ite « , herpès buccal.

5) LA BLESSURE D’INJUSTICE

 

Éveil de la blessure : Entre quatre et six ans avec le parent du même sexe. Devoir performer et être parfait. Blocage de l’individualité.

Masque : Rigide

Corps : Droit, rigide et le plus parfait possible. Bien proportionné. Fesses rondes. Petite taille serrée par vêtement ou ceinture. Mouvements rigides. Peau claire. Mâchoire serrée. Cou raide. Droit de fierté.

Yeux : Regard brillant et vivant. Yeux clairs.

Vocabulaire: « pas de problème », « toujours/jamais », « très bon/très bien »,  » très spécial », « justement », « exactement », « sûrement », « d’accord ? ».

Caractère:  Perfectionniste. Envieux. Se coupe de son senti. Se croise souvent les bras. Performant pour être parfait. Trop optimiste. Vivant, dynamique. Se justifie beaucoup. Difficulté à demander de l’aide. Peut rire pour rien pour cacher sa sensibilité. Ton de la voix sec et raide. N’admet pas qu’il vit des problèmes. Doute de ses choix. Se compare à mieux et à pire. Difficulté à recevoir en général. Trouve injuste d’en recevoir moins et encore plus injuste d’en recevoir plus que les autres. Difficulté à se faire plaisir sans se sentir coupable. Ne respecte pas ses limites, s’en demande beaucoup. Se contrôle. Aime l’ordre. Rarement malade, dur pour son corps. Colérique. Froid et difficulté à montrer son affection. Aime avoir une apparence sexy.

Plus grande peur : la froideur.

Alimentation: Préfère aliments salés aux sucrés. Aime tout ce qui est croustillant. Se contrôle pour ne pas grossir. Se justifie et a honte lorsqu’il perd le contrôle.

Maladies possibles: Bum-out (épuisement professionnel), anorgasme (femme), éjaculation précoce ou impuissance (homme). Maladies finissant par » ite »telles que tendinite, bursite, arthrite, etc. Torticolis, constipation, hémorroïdes, crampes, circulation du sang, foie, varices, problèmes de peau, nervosité, insomnie, mauvaise vision.

 

L’auteure ne nous dit pas vraiment comment nous en sortir, si ce n’est en prenant conscience de nos masques et de ceux des autres, et en ayant de la compassion pour nous-mêmes et les autres, qui souffrent donc.

 

Je ne suis pas contre l’idée de l’ouvrage. Il ya sûrement des catégories de blessures, même si on ne peut pas comparer les blessures, qui laissent des traces, aussi bien dans notre façon de nous mouvoir, que de nous comporter ou même nous alimenter. Après je trouve clairement cela MEGA TROP DANGEREUSEMENT schématisé et je pense que l’histoire de chacun est plus complexe que ça, faite d’ambivalence, de contradictions etc. Et surtout, je pense que l’histoire n’existe pas plus que cela dans le sens où nous faisons sans cesse des relectures (différentes) de qui nous sommes, accordant durant chaque nouvelle lecture une place différente ou annulée ou surévaluée à certaines blessures…

Mais plus encore, je n’aime pas l’idée que ces blessures empêchent d’être nous-mêmes – ce qui est le titre de l’ouvrage. Dire qu’il faut s’affranchir de ses blessures, okay, pour ne pas les revivre et les rejouer, okay. Mais si elles sont là, alors elles ont fait partie de notre construction, elles ne nous empêchent donc pas d’être nous-mêmes. D’ailleurs, même quand nous prenons conscience de nos blessures, nous faisons un pas de côté il est vrai, nous évoluons c’est certain, mais tout ce temps, du début jusqu’à la fin, nous avons été nous-mêmes, ni plus ni moins.

 

Par-dessus le marché, j’ai détesté le style, le rythme, les exemples tirés par les cheveux, le tutoiement, les argumentations inexistantes. Je retiens l’idée intéressante selon moi des notions de rejet, abandon, humiliation, trahison et l’injustice qui regroupent plutôt pas mal les sentiments négatifs que nous pouvons vivre durant la petite enfance.

 

Sincèrement, passez votre chemin et partez en analyse si vous voulez avancer.

Jo la Frite

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