On ne meurt pas d’amour, de Géraldine Dalban-Moreynas

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Premier roman de Géraldine Dalban-Moreynas, On ne meurt pas d’amour retrace l’histoire d’amour bien connue de l’adultère qui rend fou, qui brûle tout, qui rend monstrueuse la vie ordinaire et extra-ordinaire une idylle destinée à être vécue cachée.

Bien que ce thème soit traité par la littérature un nombre incalculable de fois, il reste l’une des thématiques amoureuses des plus prenantes qui soient. D’une part, parce que n’en déplaise au politiquement correct, il est d’une affreuse banalité dans la vie des couples, même si évidemment tout le monde ne le vit pas (et ne le dit pas!). D’autre part, parce qu’il soulève des questions de fond inhérentes à la vie de tout couple, indépendamment ou non de l’infidélité: Peut-on aimer la même personne toute sa vie? Et la désirer? Ça veut dire quoi « aimer » quand cela fait des années qu’on se voit avec la gueule du petit matin, que le couple est devenu (aussi) une entreprise familiale à faire tourner avec tout un lot de contraintes qu’on ne peut nier?

Personne ne peut répondre à ces questions. Il y a autant d’histoires que de couples, autant de gens qui se séparent au moindre baiser échangé avec un autre, que de couples qui survivent à des crises diverses et costaudes. Pas de règles, pas de vérité, et donc un grand néant dans lequel il est facile de sombrer!

Dans ce roman, l’héroïne du livre est tout proche de son futur mariage. Elle semble heureuse, tout va bien. Son voisin du second, un homme marié avec une fille, semble aller bien aussi. Malheureusement, coup de malice de la vie, il s’opère entre eux une alchimie indéniable, dès la première rencontre. Ils ont alors le choix d’y aller ou non. De donner un sens à cette alchimie, ou de la laisser là, comme simplement une manifestation naturelle. L’être humain est romantique dans bien des cas, même si pas dans tous. Avide de signes, d’ « il n’y a pas de hasard », de « tout ça arrive bien pour quelque chose », il fonce parfois tête baissée dans des situations qui peuvent apporter énormément, et détruire tout autant, si ce n’est plus, dans le même temps… C’est le choix que vont faire nos deux protagonistes… Ils vont y aller.

C’est à partir de là que tout commence, ou que tout s’arrête. La passion amoureuse, celle qui enflamme, commence. Et la question se pose: que vont-ils en faire? C’est ce que l’auteure vous invite à découvrir dans ce court roman d’environ 200 pages.

Du point de vue de la forme, le roman est bien travaillé: les phrases sont courtes, incisives, plus tournées sur l’impact sur le lecteur que sur des tournures littéraires, mais c’est intéressant aussi. Ce n’est pas un roman dont on applaudit le style, c’est plutôt un roman dont on sait déjà la fin mais dont on ressent pleinement les émotions.

La vie des couples va faire encore couler beaucoup, beaucoup d’encre!

Jo la Frite

 

PS: Un remerciement chaleureux à Babelio et à l’éditeur Plon pour m’avoir offert cet ouvrage

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